vendredi 22 septembre 2017

Agenda maison

Quand je ne trouve pas dans le commerce un agenda à mon goût, je le fabrique à partir d'un petit carnet!






S.

jeudi 21 septembre 2017

Regarder les gens danser


J'aime regarder les gens danser. Les papis et les ados, ceux qui sourient et ceux qui se concentrent, ceux qui s'éclatent et ceux qui comptent les pas. Et tous ces inconnus réunis dans un même mouvement, ça m'émeut.

S.

mardi 19 septembre 2017

J'arrive, j'arrive, j'arrive



Juste quelques minutes entre elle et moi, cette soirée-là. Elle a tapé quelques mots sur le clavier pour me faire écouter Ben Mazué, on a dansé toutes les deux dans la cuisine, j'étais debout sur le comptoir, pendant qu'au salon une vingtaine de copains buvaient, mangeaient, bavardaient.
Juste quelques minutes entre elle et moi, cette soirée-là. Ensuite, on a laissé l'ordinateur vivre sa vie, on n'a plus trop écouté la musique, je crois. Certains sont restés au salon, une contre soirée s'est organisée dans la petite cour à l'arrière de la maison, les fumeurs entraient et sortaient. Et moi, j'ai passé mon temps à faire des bisous, gratouiller des dos, me glisser dans leurs bras et leur chuchoter à l'oreille à quel point j'étais contente qu'ils soient là.
Tôt le lendemain, il a fallu passer la serpillère dans le salon, et c'est cette chanson-là qui m'a accompagnée, encore quelques minutes entre elle et moi. Magie de l'informatique et des playlists automatiques, la chanson d'après a résonné aussi fort en moi, cette histoire d'absence de mots pour dire comment je vais, vous voyez?

S. 

lundi 18 septembre 2017

Voir ailleurs

Quand je disais, en partant en Ouzbékistan, que j'allais voir ailleurs si j'y étais, je ne croyais pas si bien dire. J'y étais, bordel, j'y étais. Attablée devant une brochette de mouton, racontant des bêtises dans la voiture, à la traine pendant les randos, endormie dans le train, tenant un bébé sur mes genoux, presque nue dans la rivière, grimpant sur la moto, un verre de vodka à la main, comptant les étoiles lors des expéditions pipi du soir, derrière mon appareil photo, dégustant du raisin dans ce petit village, émue dans les mosquées, reprenant mon souffle au sommet de la montagne, souriant aux enfants de Samarcande, j'y étais. Détendue, bavarde et épanouie. A ma place. Moi.






De ce voyage, je rapporte en souvenir des millions d'instants, quatre bols à thé et une bouteille de vodka. J'y ai laissé une paire de sandales, un morceau de chaussette noué dans un arbre à vœux et ma légendaire froideur des premiers moments. J'y ai rencontré des gens bienveillants - ce qui me confirme, comme si j'en avais encore besoin, que c'est la qualité que je recherche chez ceux qui m'entourent - et une version de moi-même plus sereine. Je suis rentrée avec elle, j'allais quand même pas la laisser là-bas. 

S.